comportement chat

Le comportement du chat

Pour comprendre la relation privilégiée qu’entretiennent le chat et l’homme, il est bon de connaître ce petit félidé solitaire, ronronnant et non pas rugissant, mais néanmoins redoutable et patient prédateur.

Son développement exceptionnellement bref, ses mimiques, ses postures son comportement avec ses congénères, ses réactions aux autres espèces, sa tolérance à l’homme ne sont pas précisément caractéristiques d’un animal social, mais nous attirent peut-être pour ce qu’ils ont gardé de sauvage et de mystérieux.

Si des défauts dans l’élevage ont pu engendrer des troubles dans le comportement de votre chat adulte, on peut aujourd’hui y remédier par des techniques et des thérapies adéquates. Et, pour ceux qui n’ont pas encore de chat, sachez qu’on peut prévenir les mauvaises habitudes et les écarts de conduite par une éducation attentive, enrichissante et amusante.

Comprendre son chat

Le chat appartient au groupe des félidés ronronnant, par opposition à celui des félidés rugissants. Mais cette hétérogénéité vocale ne doit pas cacher l’homogénéité globale des félins, qui sont d’abord de remarquables prédateurs. Outre leur efficacité dans la capture des proies, les félins solitaires bénéficient d’un développement comportemental étonnamment rapide lorsqu’on constate la complexité des actes à apprendre et à réaliser pour capturer une proie.

Le cas du chat est, à cet égard exemplaire, son développement étant exceptionnellement bref. Pour mieux comprendre l’organisation de la vie des différentes espèces de mammifères, les spécialistes du comportement animal ont pris l’habitude de les classer en fonction de leurs relations avec leurs congénères.

Certaines espèces vivent en groupes organisés où chaque individu remplit une fonction précise correspondant à son rang hiérarchique : ce sont des mammifères sociaux. Parmi les espèces les plus connues, citons le chien le loup, le lion et… l’homme.

D’autres, en revanche, ne supportent pas le contact avec leurs congénères et vivent seuls sur des territoires plus ou moins étendus, qu’ils marquent au moyen de différentes sécrétions : ce sont des mammifères solitaires. La seule période de leur vie où ils consentent à partager leur territoire est la période de reproduction.De nombreuses espèces de félidés appartiennent à ce groupe. C’est le cas du léopard, du jaguar, du puma et… du chat.

Toutefois ce dernier peut aussi appartenir à un troisième groupe, qui englobe des espèces capables de partager leur existence et leur territoire avec des congénères, pendant des périodes plus ou moins prolongées, sans qu’existent ni organisation hiérarchique ni partage des tâches : ce sont les mammifères grégaires. Les conditions écologiques peuvent en effet amener les chats à vivre en bandes inorganisées qui se rassemblent autour des points d’approvisionnement en nourriture.

Le phénomène est aujourd’hui bien connu, en particulier dans les grandes villes, mais aussi dans certaines îles nordiques ou japonaises, peuplées de pêcheurs. La des troupes de chats s’observent aux abords des tas de déchets de poisson. Même s’il n’ouvre les yeux que vers le jour après sa naissance, le chaton fait très tôt l’acquisition des cinq sens, et son développement est particulièrement rapide.